Enseigner la résilience émotionnelle à son enfant : conseils d’une experte

Écrit par PACHA MAMAN : une maman qui partage ses astuces et ses conseils pratiques du quotidien.

Dans un univers où l’imprévu est la seule constante, l’aptitude à rebondir face aux épreuves s’avère une compétence clé. Pour les parents du 21ème siècle, le défi est de taille : préparer la nouvelle génération à naviguer à travers les tempêtes de la vie avec assurance et sérénité. La résilience émotionnelle, autrefois reléguée à l’arrière-plan des préoccupations éducatives, s’impose désormais comme une pierre angulaire dans l’édification d’une personnalité équilibrée et robuste.

Une experte en parentalité nous livre ses conseils avisés pour enseigner aux enfants les capacités pour faire face aux défis et pour que les parents puissent favoriser cette capacité de résilience émotionnelle chez leurs progénitures.

Reconnaître et respecter les émotions

Les émotions, ces vagues qui submergent l’âme, ne sont pas des signes de faiblesse, mais les témoignages de notre profonde humanité. Les émotions font partie intégrante de notre humanité et il est important d’enseigner aux enfants qu’il n’existe pas de bonnes ou mauvaises émotions. L’acceptation et la reconnaissance des sentiments, sans jugement, sont les premiers pas vers la résilience.

L’experte nous alerte : « Sous l’emprise de certaines croyances, nous apprenons dès l’enfance à valoriser les émotions positives et à réprimer les émotions négatives. Cette dichotomie génère une auto-critique permanente et un mal-être ».

Au lieu de pousser l’enfant à changer d’émotion, il convient de l’accompagner dans la reconnaissance de ce qu’il ressent, afin de lui apprendre « à être à l’aise avec ses émotions ».

Le pouvoir des mots

Les mots sont les instruments par lesquels nous modelons notre expérience du monde. Ils ont le pouvoir de libérer ou d’entraver l’expression émotionnelle.

Un enfant doit pouvoir mettre des mots sur les émotions qu’il ressent, ce qui forge sa capacité à surmonter les difficultés émotionnelles plutôt que de s’y noyer. Un vocabulaire émotionnel riche et précis, loin des interprétations hâtives, constitue un outil puissant pour la gestion des émotions. Insister sur la nuance entre « je suis » et « je ressens » s’avère une leçon inestimable pour les jeunes esprits en formation.

Être un modèle de résilience émotionnelle

Comme le miroir reflète l’image, l’enfant imite les comportements qu’il observe. Donner le bon exemple est donc la clé pour ancrer les leçons de résilience. Les ordres et les directives s’effacent devant la puissance de l’exemple. L’apprentissage par l’observation et l’imitation est d’autant plus prégnant chez l’enfant, et les parents doivent donc incarner les principes de résilience qu’ils souhaitent inculquer.

Dans l’optique de cultiver cette aptitude chez nos enfants, il convient de se poser trois questions cruciales : sommes-nous en train d’élever un enfant résilient ? Quelles sont les pratiques recommandées par les études récentes pour y parvenir ? Et quelles activités spécifiques peuvent contribuer à développer cette résilience ?

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Des recherches indiquent que les enfants actifs physiquement démontrent une plus grande résilience. De même, face aux dangers du net, un effort collectif est préconisé pour renforcer la résilience numérique des plus jeunes. Ces informations, loin d’être exhaustives, esquissent les contours d’une éducation résiliente.

Il est également pertinent de s’intéresser aux erreurs communes commises par les grands-parents qui peuvent impacter la dynamique familiale. Ces erreurs, souvent issues de bonnes intentions, peuvent néanmoins entraver le développement d’une résilience émotionnelle chez l’enfant.

Pour aller plus loin, les parents peuvent s’inspirer de listes de prénoms reflétant des traits de caractère comme la curiosité et la sociabilité, qui sont souvent associés à des personnalités résilientes. Bien que le choix d’un prénom ne détermine pas à lui seul la capacité de résilience d’un enfant, il peut néanmoins refléter les aspirations et les valeurs que les parents souhaitent transmettre.

Enfin, une question pratique mais essentielle : jusqu’à quel âge peut-on utiliser un cosy pour bébé ? Même si cela peut sembler éloigné du sujet, la sécurité et le confort sont des éléments fondamentaux pour favoriser un environnement serein propice à l’apprentissage de la résilience.

La résilience émotionnelle, pierre angulaire d’une éducation moderne

L’éducation à la résilience émotionnelle est un processus complexe qui ne saurait se limiter à des recettes toutes faites. Elle requiert une approche nuancée et empathique, où le dialogue et l’exemple prévalent sur les injonctions creuses. Dans cet esprit, il est essentiel de continuer à s’interroger, à se former et à échanger avec d’autres parents et professionnels de l’enfance pour enrichir nos pratiques éducatives et ainsi préparer nos enfants à devenir des adultes épanouis, capables de faire face aux aléas de la vie avec courage et optimisme.

Au terme de cette exploration des fondements de la résilience émotionnelle, il apparaît clair que chaque enfant, muni des outils adéquats et guidé par l’exemple de ses parents, peut apprendre à devenir un navigateur aguerri des mers tumultueuses de la vie. Les parents, en leur qualité de capitaines bienveillants, ont le privilège et la responsabilité de tracer la route vers un avenir où leurs enfants, forts de leur résilience émotionnelle, sauront transformer les vagues en vent favorable.